Couple

  • Streptocoque B et intimité

    Oser parler de ce qui touche à l’intime n’est pas chose facile.

    Et puis c’est peut-être ouvrir un peu son jardin secret !

    Ce qui est effrayant c’est la peur d’être jugé(e) et catalogué(e) : mais il faut sortir de cela, pour s’aider soi-même, se libérer et pourquoi pas aider d’autres personnes qui se sentent sûrement seules…

    La découverte

    En 2015, lors de l’accouchement de Noémie.

    Installée en salle d’accouchement, pose péridurale faite. La sage femme passe me voir et me dit que l’on va m’administrer des antibiotiques jusqu’à l’accouchement de mon premier enfant car je suis porteuse saine du streptocoque B.

    Les yeux écarquillés, mon mari me dévisage. La sage femme ajoute : « ne vous inquiétez pas, il n’y a pas de problème pour les rapports sexuels ».

    On n’y comprend pas grand chose et j’accouche sans problème.

    Pour ma deuxième grossesse c’est pareil.

    À ma troisième grossesse, je l’ai moi-même annoncée à la sage femme de la clinique.

    Le streptocoque B, mais qu’est-ce que c’est ?

    Pour résumer, il existe différents types de streptocoque. Ils se logent soit dans la gorge, soit vers l’anus ou soit dans le vagin et peut ainsi provoquer quelques petites irritations.

    Le streptocoque B, lui se retrouve dans le vagin. Il est « sans gêne » pour les porteuses saines.

    Pour le partenaire sexuel : il est sans incidence, ouf !

    10% à 30% de femmes sont porteuses de cette bactérie que l’on ne maîtrise pas vraiment car pour l’instant, on ne peut s’en débarrasser.

    La gynécologue : ma meilleure amie

    Ce qui est sûr c’est que dès que l’on sait qu’on est porteuse de cette bactérie, mieux vaut prendre un abonnement à durée indéterminée auprès de son gynéco.

    Histoire de ne pas péter les plombs lorsque notre corps devient incontrôlable voire indésirable.

    La flore vaginale

    Il faut savoir qu’à cause de cette bactérie présente dans l’organisme des personnes porteuses comme moi, on n’est condamnées (pour l’instant) à veiller sur notre flore vaginale. En période de crise, la flore vaginale peut être déséquilibrée, on peut avoir l’impression d’avoir chopé une mycose ou autre. Cela peut ne pas être le cas, mais vu que l’abonnement auprès du gygy a été pris. Il faut consulter sans hésitation. Un traitement est alors donné soit dans le but de refaire sa flore, soit pour lutter contre une mycose ou autre si l’on a trop attendu(avant d’aller consulter) en espérant que la « crise vaginale » passe toute seule.

    Diagnostic du Streptocoque B

    Malheureusement, je dis bien « malheureusement » et selon moi, le diagnostic est fait tard. Souvent lors du premier accouchement au vu des risques encourus par le bébé à naître.

    J’aurais préféré apprendre plus tôt que j’étais porteuse saine de cette bactérie car cela m’aurait évité de souvent me poser des questions sur mon corps, les éventuels inconforts et sensibilité(négative) vaginaux.

    Cette dangereuse bactérie

    Si jamais tu ne sais pas si tu es porteuse du streptocoque B et que tu veux faire ta warrior en accouchant seule chez toi, un conseil : sors-toi cette idée du crâne.

    Au quotidien, on peut facilement vivre ou survivre avec son streptocoque B.

    Cependant, au moment de l’accouchement et sans administration d’antibiotiques les risques de contagion du bébé à naître sont accrus.

    Sans antibiotiques, s’il y a rupture de membranes le bébé peut être contaminé de l’intérieur ou alors il peut l’être, le plus souvent, au moment du passage dans le vagin.

    Si la bactérie est présente lors du passage du bébé, il peut se retrouver avec des maladies mortelles (S’il n’est pas pris en charge à temps et correctement) telles que la pneumonie par exemple.

    C’est donc la raison pour laquelle le diagnostic ne sera fait que lors d’une grossesse.

    Mon quotidien avec cette bactérie

    Mon quotidien est banale, je vis normalement avec cette bactérie en moi sauf lorsque celle-ci se manifeste. C’est alors que je prends mon tapis volant et atterris chez ma gygy pour lui demander de l’aide et vérifier ensemble si ma flore vaginale est en bonne état ou s’il me faut des médocs pour la rétablir.

    Pour mon mari, il n’y a aucun souci. Pour moi c’est plus compliqué surtout au moment de grossesse avec l’afflux d’hormones dans le corps pendant cette période. Le mélange de la bactérie plus hormones peut causer des sécheresses vaginales qui, pour le coup, rendent les rapports sexuels insupportables de douleur me concernant.


    Pour conclure, ce que je souhaite à toutes les femmes dans ma situation, c’est que la médecine trouve vite une solution durable/permanente qui nous permettrait de nous débarrasser définitivement du streptocoque B.

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